La perfection à l’ère de l’IA : parfaite illusion.

La vie est pleine d’incertitudes, c’est une certitude.

On aimerait tout contrôler pourtant rien n’est absolument maîtrisable, même nos compétences propres, c’est une illusion de croire que nous les possédons pour toujours. Elles dépendent d’un état, d’une situation, de circonstances, qui elles, changent et évoluent. Et ce changement est incertain.

Vous avez pensé à la perfection ? Bien sûr on y pense tous les jours. On aimerait que tout soit parfait, pourtant rien ne l’est car la perfection n’existe pas, c’est un concept illusoire, utopique inventé par nous humains pour… C’est une question qui cherche sa réponse.

Et même si la perfection existait dans ce monde, on ne pourrait même pas la toucher du doigt car nous sommes des êtres, par définition, imparfaits et limités par un système de perception de la réalité lui-même limité par des dizaines de biais cognitifs, ces mécanismes et réflexes psychologiques qu’on a hérité de l’âge préhistorique à l’époque où la survie faisait le quotidien des hommes et des femmes et qui aujourd’hui ne nous servent plus à rien.

C’est fou de se dire que tous ces apprentissages archaïques ont laissé une trace indélébile profondément ancrée dans notre cerveau et si on en a pas conscience pour éviter de se laisser gouverner par eux, on se fait avoir par nous-mêmes sans même le savoir..

Pour revenir à cette notion de perfection, si on pousse la réflexion un peu plus loin, on voit qu’elle a vraiment aucun sens.. Prenons l’exemple de l’Intelligence Artificielle, cette fameuse IA qui nous impressionne et nous terrorise à la fois. On sait qu’elle nous dépasse dans les tâches de productivité comme la vitesse de rédaction d’un texte ou de calcul d’une équation mais pour l’instant elle n’est pas capable de raisonner comme nous et d’avoir une créativité spontanée (impliquant une compréhension et une intention), c’est-à-dire la faculté de créer une œuvre « à partir de rien » (bien sûr même l’humain ne peut rien créer « ex-nihilo« , on s’inspire forcément de références et de l’expérience que l’on a emmagasiné dans notre mémoire), elle ne fait qu’assembler des caractères de texte à partir de sources du Web en fonction de probabilités et de critères prédéfinis dans l’algorithme qui fait fonctionner son modèle de langage (LLM), c’est du recyclage infini en pompant les créations humaines publiées sur Internet. Et le jour où la somme de générations artificielles sera supérieure à la somme des créations humaines alors l’IA recyclera principalement des productions qu’elle a produite elle-même, c’est donc un modèle qui ne va nulle part et qui est voué à la dégénérescence*.

*Le fait de perdre peu à peu ses qualités originelles. Synonyme : dégradation.

Même l’IA dans toute sa puissance actuelle ne peut pas appréhender la réalité dans toute sa complexité car elle-même est régie par un algorithme, un programme informatique développé par des ingénieurs certes très intelligents mais humains, à la cognition limitée et à la perception biaisée par les émotions et sentiments.

Donc on peut voir que la perfection est insensée, du moins ici-bas dans notre réalité matérielle (il faudrait la mettre en perspective avec la dimension spirituelle de la religion qui apporte d’autres réponses).

Si vous voulez creuser par vous-mêmes, voici une porte d’entrée (parmi tant d’autres) par laquelle vous pouvez vous renseigner sur les enjeux de l’IA générative notamment sur l’uniformisation des sujets de représentation et des styles visuels : L’IA générative, une « artiste » productive mais qui manque d’originalité – Sciences et Avenir

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